GRANDS-LACS: La RDC dans le piège et les mensonges du Rwanda !

FELIX TSHISEKEDI COMPLICE OU NAIF ?

 

Depuis plusieurs décennies la RDC a été confrontée à de guerres multiples et déstabilisatrices dans sa partie orientale, allant du nord de l’ancienne Province du Katanga, en passant par le Kivu jusqu’à l’ancienne province du Haut Zaïre avec le risque du démembrement de ce pays.

 

Depuis l agression, en 1996, de la République du Zaïre (actuelle RDC), par les armées des pays voisins, dont le Burudni, Le Rwanda et l’Ouganda, la RDC a été confrontée à des multiples agressions sous forme des rébellion venant de ces pays. Elle s’est retrouvée dans un processus des dialogues interminables, soit directement avec ces pays concernés, soit indirectement par le biais des groupes armés crées par les états agresseurs. Hélas, depuis la chute du Président MOBUTU, en mai 1997, des tonnes d’accords ont en vain été conclus pour tenter de ramener la paix en République démocratique du Congo.

 

Pendant que nous alignons ces phrases, la situation ne cesse de s’empirer du jour au lendemain, et ceci, malgré la présence du contingent des forces des Nations unies déployés pour une mission de maintien de paix. Elle fût crée par le conseil de sécurité de l’ONU, le 30 novembre 199,  avec la résolution  1279. Cette mission dite de paix est constituée de troupes de plusieurs pays, dont une brigade d’intervention et des policiers. En tout, plus de 20.000 hommes bien équipés, bien entraînés et bien rémunérés. Ils sont positionnés au Congo depuis près d’une génération, principalement à l’Est de la RDC. La paix qu’ils sont censés ramener n’a curieusement jamais été restaurée, et elle ne reviendra jamais par l’aide de la MONUSCO.

 

Pourquoi la situation ne s’améliore toujours pas dans cette partie de la RDC ?

 

Il ressort que les négociations sont faites sur base des accusations de Kigali qui a toujours accusé les forces armées de la RDC /FARDC d’avoir les combattants hutus rwandais/ FDLR dans ses rangs.  C’est là que réside le piège de Paul Kagame qui embarque toute la communauté internationale dans ses mensonges, et lorsque la RDC accepte de négocier sur base de ces élucubrations et hallucinations de Kigali sur la prétendue présence des FDLR sur le territoires congolais, elle se fait prendre dans le piège de Paul Kagamé.

 

Pourquoi est ce que la question des combattants hutus rwandais qui est avant tout une question rwandaise est un pire mensonge du siècle ?

 

Notons tout d’abord qu’après l’éclatement de l’ancienne URSS (Union des républiques socialistes soviétiques) et la chute du mur de Berlin mettant fin à la guerre froide et au triomphe du capitalisme contre le communisme, les anglo-saxons, comme ils n’ont jamais été satisfaits, se sont coalisés et livrés à une autre guerre en Afrique, précisément celle visant la déstabilisation de la République du zaïre de l’époque (actuelle RDC).

C’est pourquoi jour pour jour, mois par mois, et année par année, exactement en octobre 1996, le Zaïre fut attaqué par trois armées de pays énumérés précédemment et appuyés bien entendu par la logistique des puissances mercantilistes occidentales. Cette guerre par procurations consiste à recoloniser l’Afrique, en inféodant la RDC via quelques patins congolais, aliénés et soumis moyennant des miettes, aux fins de servir des marionnettes au capitalisme cruel et barbare. Le tout se joue au détriment des intérêts vitaux de la nation congolaise.

Comme nous le savons tous, cette agression a été maquillée par une soi disant « alliance des forces démocratiques pour la libération /AFDL » alors qu’en réalité, ce sont des armées étrangères qui avaient agressé le Zaïre. Dès lors, ces armées n’ont jamais quitté le territoire de la RDC. Il n’y aurait pas de l’AFDL sans la présence de ces trois armées sur le sol Zaïrois.

Quoi qu’on en dise, l’armée burundaise  est toujours présente dans le bourbier de la plaine de la RUZIZI et dans les hauts et moyen plateaux du territoire de Fizi au Sud kivu. Si cette armée n’est pas autorisée officiellement sur le territoire congolais, en revanche, elle soutiendrait des groupes armés congolais en échanges des matières premières. Ou soit qu’elle t mène des opérations clandestines pour neutraliser les rebelles Burundais réfugiés sur le sol congolais.

 

Quant à l’armée ougandaise: elle est entièrement impliquée dans le chaos qui règne dans la région du grand nord tout au long de la frontière, à tel point que des officiers proches du président ougandais contrôle chacun un groupe armé qu’ils entretiennent en échange des matières premières volées, en faisant ainsi main basse sur tout ce qui peut être exporté.

L’armée rwandaise n’en parlons même pas. Elle a réussi à infiltrer les FARDC dans le processus de brassage et mixage, processus par lequel la RDC la RDC intégrait des combattants issus de groupes armés dans les rangs des forces régulières. L’armée congolaise est ainsi est ainsi noyautée, et affaiblie. Elle ne peut, dans ces conditions, vaincre à elle seule et en son état structurel actuel, une quelconque milice et/ou une rébellion soutenue par le félin Paul KAGAME. S’impose, en urgence, une véritable et profonde purge des FARDC.

Les militaires tutsis rwandais actifs au sein des FARDC, c’est une histoire de depuis 25 ans. Quand Mzée Laurent Kabila s’était débarrassé de ceux là qui l’avaient porté au pouvoir en imposant le cruel Général rwandais, James KABAREBE  comme chef d’état-major des FARDC, ont instruit que tous les militaires rwandais et/ou rwandophones simulent un retour au Rwanda, mais il faut plutôt se cantonner au Nord-Kivu où, tout d’un coup, y construisent la rébellion du « Rassemblement congolais pour la démocratie » RCD, qui n’était autre qu’une autre agression de deux armées, rwandaise et ougandaise. Ayant gagné le pari d’occuper toute la partie Est et Nord-est de la RDC, elles se scinderont en deux groupes pour engendrer deux RCD, dont le RCD version Kiagla et le RCD Wamba Di Wamba de l’aile pro-Kampala. Nous prenons l’histoire à témoin par l’affrontement de ces deux armées c.-à-d. rwandaise et ougandaise, dans la ville de Kisangani, est une preuve éloquente que ces deux armées n’ont jamais quitté le territoire de la RDC, et qu’il n’y aurait jamais de RCD sans l’armée rwandaise et ougandaise.

Comme Kigali n’a jamais été rassasié, créant le CNDP de Laurent Nkunda qui est un officier de l’armée rwandaise et qui sert son pays le Rwanda. Mis à l’ombre par Kigali, Laurent NKUNDABATWARE MIHIGO a vu son leadership confié à Bosco Ntaganda, un autre officier rwandais actuellement incarcéré à la Haye pour des crimes commis sur le territoire congolais. Les accords cadre d’Addis Abeba signés avec le CNDP et qu’un autre mouvement rwandais étiqueté M23 a revendiqué l’application continue de faire couler le sang des civils congolais, particulièrement dans la cité de  Bunagana et ses environs occupés depuis le 13 juin 2022 par les armées rwandaises et ougandaises. Aujourd’hui, un rapport des experts de nations unies pointe une fois de plus l’agression du Congo par le Rwanda via le M23.

 

Mais, pourquoi la RDC continue à négocier avec le Rwanda sur base des accusations mensongères ?

Les vrais FDLR ou carrément les combattant hutus rwandais ne sont plus à l’Est de la RDC, car le régime rwandais, plusieurs fois autorisé à entrer sur le sol congolais même si ils y sont dans les rangs des FARDC et en dehors, avec comme mission de neutraliser les FDLR. Ils n’ont jamais réussi à rapatrier officiellement un seul FDLR mais par contre il y a des combattants hutus rwandais qui ont été rapatriés par le programme DDRR de la Monusco. Elle connait le nombre exact des combattants rapatriés de ce programme. Le Rwanda pourrait-il montrer ou indiquer où se trouveraient ces combattant rapatriés ? Non. Mais ce que nous connaissons est que Rwanda les convertit et les renvoie par la suite sur le sol congolais(comme FDLR) sous forme des groupes armés pour créer la désolation et la mort contre congolais civils. De plus, donner un prétexte à Kigali d’accuser la RDC et justifier sa présence sur le sol congolais. La réalité, c’est que les vrais FDLR c-à-d, les rescapés du massacre de Tingitingi, massacre effectué notamment par l’armée rwandaise lors de l’avancé de l AFDL en 1996/97. Ces vrais combattants hutus rwandais sont aujourd’hui éparpillés dans les pays voisins, à l’Ouest de la RDC : La République du Congo Brazzaville, Le Centrafrique, le Gabon, le Cameroun et même le Tchad. Curieusement, dans ces pays précités l’armée rwandaise est présente.
Par exemple en Centrafrique, l’armée rwandaise se dissimule sous forme de la mission de paix des nations unies; à Brazzaville elle se cache en agriculteur et ainsi de suite.

L’accusation de Kigali est un pire mensonge car, les combattants hutus rwandais qui tuent sur le territoire congolais sont sous les ordres de Paul Kagame et lui servent de prétexte pour maintenir ses troupes sur le territoire congolais sous forme de CNDP, M23 et consort.

De ce fait, toute négociation sur base de ces mensonges du siècle est d’office vouée à l’échec. Par contre, si on tient compte des vérités connues et ci-haut répétées, on arriverait à des accords qui pourraient ramener une paix durable dans la région des Grands-lacs; et ses accords n’ont qu’un seul cadre : C’est la CEPGL (communauté économique des pays des grands lacs). La solution pour la paix en RDC n’est ni aux Nations unies à travers sa Monusco, ni à l union africaine et moins encore à la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est.

 

Felix Tshisekedi est t il complice ou naïf de ces élucubrations de Kigali ?

 

En scrutant le passé de notre pays, et pour le désir d’écrire notre propre histoire, nous devons reconnaitre que les Kabila cad père et fils ont causés d’énormes dommages à notre pays en signant des accords de contre nature hypothéquant même la souveraineté nationale. Aujourd’hui, il y a des réclamations face à ces accords de compromission aux conséquences énormes. Ici, j’essaie un peu de comprendre les comportements de kabila père comme fils car, ni le père et moins encore le fils ne serraient jamais devenus présidents de la RDC sans cette agression du Zaïre par  ces trois armées des pays voisins, d’où, leur comportement à tout donner à nos agresseurs. Raison pour laquelle accorder à Joseph Kabila un retour triomphal au pouvoir de l’Etat en RDC, c’est accepter un suicide collectif contre notre peuple et notre histoire.
Il appartient à nous congolais d’accepter le passé et le réparer, en prenant nos responsabilités. L’actuel Président de facto à la tête de notre pays doit faire preuve d’humilité, d’engagement et de maturité dans ses responsabilités face au tournant. Les carottes sont pour lui cuites : “ Faire de Paul Kagame un partenaire fiable et crédible” c’est refuser de comprendre les enjeux de ce troisième millénaire pour écrire la vraie histoire de notre mère patrie. Le régime de Kigali est un régime sanguinaire, qui connait et ne comprend que le langage des armes c-à-d, lui être docile, c’est trahir notre histoire, nos ancêtres et cracher sur le sacrifice de nos martyrs. On ne peut pas être Président de la RDC sans comprendre l’histoire de ce pays, les affronter et y donner des solutions durables. Félix TSHISEKEDI est pour la RDC une pire malédiction qu’il faut, par tous les moyens conjurer. M. TSHISEKEDI doit, après son quinquennat lamentable et honteux, se soumettre à l’appel pressant de l’écrasante majorité de congolais et se démettre.  S’il ne se démet pas, il lui seront appliquées les dispositions des articles 64 et 165 de la constitution pour le salut de la patrie car, le « salut de la patrie est la loi suprême ». 

Après plus de 25 ans de guerre et de conflits armées qui ont fait plus de 12 millions de morts civils congolais et autant de femmes violées, en plus du pillage systématique des ressources naturelles qui prive la RDC de centaines de milliards de dollars, la solution durable passe obligatoirement par la mise en œuvre de cette trilogie: “Comprendre, affronter et résoudre”. Pas avant ni autrement.

 

Chers compatriotes, de ce qui vient de nous être ressassé dans cet article synthèse, nous devons noter et retenir que  notre pays, la République démocratique du Congo est en guerre, tant mieux la dénomination qu’on donnerait. Nous sommes seuls face à cette guerre, seuls à pouvoir nous organiser pour défendre la patrie et vaincre les ennemis visibles et obscurs afin d’y ramener la paix, gage de notre développement économique et social.  Pour gagner cette guerre lui imposée par des puissances mercantilistes occidentales, la RDC a besoin d’un nouveau leadership, d’une nouvelle impulsion politique, d’une nouvelle vision du pays et d’un nouveau style de gouvernance.  Il est désormais incontestable que l’actuel président, Félix Antoine Tshisekedi shilombo n’est ni à sa place et ni à la hauteur des enjeux qui s’imposent à la République démocratique du Congo de ce troisième millénaire.

 

 

Col. Jules SHAMAVU
Observateur politique et cadre de la CCT.

 

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