RDC : La Province du Kongo Central n’est pas à vendre ! (Prof. BAMBA DI LELO). 

Professeur BAMBA -DI- LELO, Docteur en Sciences politiques de l'Université catholique de Louvain (UCL).

Avis au public : avec fermeté, par fidélité à nos parents et à nos aïeux Né-Kongo, par sens et amour patriotique, nous nous levons en prenant notre plume pour dénoncer cet abominable marché, à savoir, une fois pour toutes : La Province du Kongo Central n’est pas à vendre. Le Kongo Central est une province de grand prestige à cause de son histoire glorieuse qui honore notre pays, du nord au sud, de l’est à l’ouest. C’est la province de Kimpa Vita, de Simon Kimbangu, de Joseph Kasa-Vubu, et de tant d’autres fils et filles qui ont servi la république surtout dans ses moments d’épreuves.

 

Le Kongo Central est une province qui donne au pays l’ouverture au monde par son embouchure, celle du Fleuve Congo. Imaginez maintenant, que des irresponsables, des autorités mercenaires, quelques Né-Kongo se livrent à cette sale besogne de grignoter tout doucement sur le terrain sacré de la province pour le vendre à des étrangers dont l’agenda caché n’est qu’un secret de polichinelle, car ces Tutsi Rwandais ont bien envie de mettre main basse sur notre sol, en essayant de rendre les habitants Né-Kongo apatrides.

 

Par ailleurs, il faut rappeler à tout le monde que tant pour le Kongo Central que pour n’importe quelle autre province de la République Démocratique du Congo, aucune province ne doit être mise en vente, ne doit être livrée à la vente, car c’est la terre de nos ancêtres. La vendre c’est vendre le nombril de nos aïeux et nous en ferions des esclaves entre les mains des étrangers ! Quel crime, quel sacrilège, quelle abomination outrancière ! On appartient à un pays quand on naît sur sa terre héritée des ancêtres. Si, diantre, on vendait cette terre, les enfants de demain n’auront plus où reposer la tête, ils ne sauront plus comment se nourrir, car la nourriture nous vient de notre mère la terre qu’il nous faut cultiver. Et cela fera disparaître notre histoire et notre arbre généalogique à jamais ! Je ne sais pas si les gens peuvent réaliser la gravité de la situation qu’on créerait avec ces actes mercantiles que nous qualifions de crime contre notre nation en lui privant de son histoire. N’a-t-on pas dit qu’un peuple sans histoire est comme un homme sans mémoire ?

 

Nous alertons tant l’opinion provinciale que nationale qu’on a commencé à saigner déjà le Kongo Central de sa terre. Voilà ce que nous dénonçons aujourd’hui dans cet article. Commençons par la Côte atlantique de Moanda sur mer. Toute la côte serait, à ce jour, vendue à des Tutsis rwandais qui ont profité de la présidence de Joseph Kabila Kanambe, sujet rwandais de son espèce. Un tel commerce de vendre la côte maritime de Moanda est à proscrire, il est grand temps de rétablir l’ordre de ce gâchis préjudiciable.

 

Les frères et sœurs Bawoyo, Basolongo et Bayombe qui sont originaires de ce bout de terre vivent de la pêche maritime. Si des puissants financiers viennent camper devant cet océan Atlantique de Moanda, Banana, Tshiamfumu (ex Vista), etc, que deviendront les autochtones ? Car, nos amis aux agendas cachés n’hésiteront pas à nous chasser comme des malfrats. Déjà, qu’on le sache comme dit, Zoé Kabila y a construit un grand hôtel et a bien volé une partie des terrains des autochtones et du Diocèse de Boma. Tout cela, par des faits accomplis ! Nous y reviendrons.

 

Quand on quitte la province capitale Kinshasa, en direction de la province du Kongo central, la forêt de Kasangulu, et Madimba est fortement convoitée par les mêmes Tutsis rwandais. Sans être xénophobes, nous nous insurgeons contre ces occupants rwandais qui ont tant volé, tant saigné le Congo jusqu’à rendre les Congolais pauvres et misérables. Comme stratégie, l’occupant a réussi, en effet, devant ces misérables, n’ayant pas de quoi mettre sous la dent, ils n’ont que leur terre à vendre. Malheureusement, la survie d’un tel peuple se voit hypothéquer. Quant à Matadi et Boma qui sont deux grandes villes de la province, il y a à nous inquiéter aussi. Nos ennemis Tutsi rwandais y ont aussi un agenda caché. Ils y ont acheté beaucoup de villas, beaucoup de maisons, et ils se barricadent derrière leur clôture. Ils attendent le moment venu pour rendre les citadins de ces deux villes de la province des étrangers à leur terre !

 

Ce que nous écrivons ici, sans doute nombreux sont-ils encore de nos frères et sœurs Né-Kongo à le mettre en doute. Attention, celui qui se cache est plus malin que toi ! Avec leur agenda caché, si on n’y prend garde, nous courons droit vers une situation où le Ne-Kongo se verront liquider de leur terre, des richesses de leur sol et sous-sol. Alors que l’intelligentzia de la province se réveille et demeure vigilante. A ce propos, il semble que l’élection du gouverneur de la province peut être révélatrice d’une situation de cécité politique de nos frères députés provinciaux qui ont porté leur suffrage sur un certain Bandu, dit muntandu, alors qu’il n’est même pas né-Kongo. Voilà où nous conduit inexorablement la mésaventure de nos autorités provinciales qui s’associent à l’œuvre de la démolition de la vie et de la culture kongo. Allons ailleurs, les alentours de Boma, et le Mayombe avec leur forêt fertile sont également l’objet de convoitise de la part des Tutsi rwandais. Nous avons tout dit, il est grand temps de nous réveiller. Il faut choisir de vivre que de mourir.

 

Quant à nos autres frères congolais qui quittent leur province pour venir s’établir au Kongo central, il n’y aurait pas de problème si chaque province s’atteler à se développer, à se protéger contre les acheteurs mercenaires, tels les Tutsis rwandais. Après avoir vendu la terre de leur province, selon ce qui nous a été signalé pour le cas du grand Kasaï, il ne convient pas que ces compatriotes négligents viennent déstabiliser la province du Kongo central. Ils doivent commencer par être fiers de leur terre, si riche pourtant, et c’est de notoriété publique. Qui habiteront les riches provinces du Kasaï, si ses enfants le désertent pour aller se réfugier ailleurs, comme au Kongo central ?

 

Voilà pourquoi, nous tenons ici à inviter chaque Congolais à être un veilleur, un guetteur, car il incombe aux nationaux autochtones de protéger leur patrimoine, leur pays, leur nation, leur sol et leur sous-sol, leurs biens spirituels et matériels.

 

On avait espéré qu’avec l’avènement de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo on pouvait mettre de l’ordre dans ce domaine foncier. Bien au contraire, l’actuel ministre des Titres fonciers, c’est un infiltré rwandais qui favorise toutes ces ventes de terre dans le Kongo central. L’heure est grave. Les temps sont durs, il faut casser toutes ces ventes de nos terres. Car, c’est le fruit d’un agenda caché, et nous ne voulons pas regretter demain d’un malheur prévisible.

J’ai dit !

 

Prof. BAMBA DI LELO
Docteur en Sciences politiques de l’UC Louvain.
Analyste des Questions politiques du Congo
[email protected]

1 commentaire

  1. Nous en avons ras-le-bol de ces tutsis . IL faut d’abord que le gouvernement ouvre l’oeil et le bon pour empêche l’expansion de cette tribu rusée à travers tout le territoire Congolais .
    Nous constatons que l’ennemi tutsi a changé le fusil d’épaule pour arriver à occuper d’une manière ou d’une autre la RDC.

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