“Ils ont acclamé Paul Kagame au Stade des Martyrs, à Kinshasa » (Patrick MBEKO).

L’ennemi le plus nocif est souvent plus proche qu’on ne l’imagine. C’est souvent un membre de la famille, un frère ou une sœur, un groupe particulier au sein de la communauté, de la nation ou du pays, bref un individu(s) qui fait partie du dispositif. Cet ennemi-là évolue comme le ver se meut dans le fruit. Difficilement détectable, il travaille contre les intérêts de son habitat naturel au profit des corps étrangers.  

Chaque pays en a et la RDC ne fait pas exception. C’est, entre autres, à cause de ces ennemis intérieurs que le pays de Lumumba est continuellement déstabilisé par le Rwanda. Imputer aux seuls pays et intérêts étrangers la responsabilité des malheurs qui affectent le Congo, c’est refuser de voir et de comprendre le rôle que jouent certains congolais dans la descente aux enfers de leur propre pays.

En effet, la facilité et la légèreté avec lesquelles certains congolais trahissent leur pays laissent pantois. Par opportunisme et surtout par fanatisme politique et tribal, certains ont poussé le bouchon de la haute trahison très loin. “Ils ont acclamé Paul Kagame au stade des Martyrs, soutenu le rapprochement opéré par leur frère Félix Tshisekedi et son homologue rwandais, justifié cela contre l’opinion majoritaire en trouvant des excuses pour des faits qu’ils ont pourtant reprochés à Joseph Kabila en son temps”. Ils ont fermé les yeux et soutenu la quasi-totalité des décisions problématiques prises par Félix Tshisekedi dans le dossier du Rwanda. Et tout ça pour quel résultat ?

Le Kivu continue de payer le prix fort de l’irresponsabilité et de la traitrise de certains Congolais. Il ne faut pas avoir peur de le dire : le Congo est « travaillé » de l’intérieur par certains de ses fils, et tant qu’on n’anesthésiera pas la capacité de nuisance de ces « ennemis intérieurs », la situation de chaos perdurera. Si le ver qui ronge le fruit se trouve à l’intérieur de celui-ci, celui qui ronge le Congo se trouve à l’intérieur des frontières congolaises. 

C’est un avis, le mien.   

 

Patrick MBEKO.  

 

 

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