Mise au point : Avec d’autres patriotes, le Congolais Emery Damien Kalwira au chevet de la RD-Congo.

Professeur BAMBA -DI- LELO, Docteur en Sciences politiques de l'Université catholique de Louvain (UCL).

Mise au point : Avec d’autres patriotes, le Congolais Emery Damien Kalwira au chevet de la République démocratique du Congo (R.D.C).

Par le Professeur BAMBA -DI- LELO, Docteur en Sciences politiques de l’Université catholique de Louvain (UCL).

Le  congolais Emery Damien Kalwira n’est pas seul.

En effet, avec d’autres patriotes congolais il s’est mobilisé pour que la République démocratique du Congo se redresse grâce à la contribution de tous ses enfants. Mais comme un cheveu dans la soupe, l’Apareco fait sa réapparition sur cette terre des vivants, non pour une contribution aux efforts de tous, elle vient distraire la galerie ! Voilà pourquoi nous l’interpellons dans cette mise au point. Ce qui intéresse l’Apareco c’est l’identité de notre frère congolais E.D. Kalwira dont la nationalité congolaise est contestée par l’Apareco qui ne trouve de mieux à nous servir que de lancer sur la place publique des mensonges, doutes, suspicions sur l’identité des personnes.

Nous sommes très désolés de constater que, jusqu’à preuve du contraire, l’Apareco qui n’est qu’un mouvement politique, se comporte comme une institution étatique en charge de recensement de la population congolaise et de l’identification des habitants de ce grand Congo. Ne serait-il pas venu le temps de nous occuper de l’essentiel pour sauver notre nation en péril ? Au lieu de nous regarder comme des chiens de faïence, rencontrons-nous désormais comme des fils et filles d’un même père, d’une même mère patrie, le Congo. Courageusement et franchement regardons-nous les yeux dans les yeux, et allons droit au but pour débattre des questions qui intéressent notre pays. Dialoguons en vue de placer notre beau Congo sur orbite des grandes nations du monde, tant pour son rayonnement que pour son développement que nous lui souhaitons fulgurant. Voilà ce qui doit être l’horizon à donner à notre pays pour lui assurer un avenir radieux pour le bonheur de son peuple.

Après 63 ans d’indépendance de notre pays, les fils et filles en sont encore à se lamenter de partout. La mort nous hante de partout comme un spectre pareil à un service de détective qui nous suit comme son ombre; et le sang continue à couler, surtout à l’Est… Il est présent dans tous les esprits des Congolais :  on a désacralisé la vie, on voudrait banaliser le crime comme une manière d’exister. Nous disons non. Et la liste de nos malheurs en République démocratique du Congo n’est pas exhaustive. Que l’Apareco daigne prendre le navire de tous pour aller au combat et mettre en déroute les ennemis de la République démocratique du Congo. C’est à cela que s’emploient Emery Damien Kalwira et ses amis patriotes autour de lui. On est donc à la recherche des solutions et des remèdes appropriés.

Il est urgent et impérieux que les Congolais n’attendent point leur salut d’autres personnes qu’eux-mêmes. Ce salut doit être le fruit d’un effort collectif et du dépassement de nous-mêmes. S’il faut parler de miracle, le miracle pour un nouveau Congo, plus beau qu’avant ne sera pas le résultat des anathèmes que nous nous lançons souvent, à longueur des journées, hélas,  les uns contre les autres. C’est en cela que l’observateur attentif dira que les Congolais ont du mal à s’aimer, or s’ils veulent être les maîtres de leur pays, ils doivent être unis et s’aimer. C’est dire que le miracle attendu doit être un acte concerté de réconciliation entre Congolais, un acte d’humilité des intellectuels trop imbus d’eux mêmes, à tort,  et un geste de loyauté honnête entre différents acteurs politiques appelés à se succéder dans la gestion de l’État congolais, d’une manière démocratique et sans faille.

Il nous faut ajouter ces quelques autres points importants. La politique congolaise a vocation de rassembler les acteurs et animateurs politiques désignés par mandat électif ou versés dans l’administration de la chose publique. Rappelons-nous  qu’un État bien constitué n’est pas une entreprise commerciale où les animateurs se comporteraient en mercenaires et en prédateurs.. Apprenons des autres frères africains dont l’un, du Nigeria, nous partage sa conviction : « Aucun pays ne peut progresser si sa politique est plus rentable que ses industries. Dans un pays où les gouvernants sont plus riches que les entrepreneurs, ils fabriquent la pauvreté. » (Peter Obi, Ancien gouverneur de l’État d’Anambra/Nigeria).

La République démocratique du Congo a besoin des politiciens sérieux, intègres et honnêtes dans la gestion de la chose publique. Qu’ils se montrent dignes, aguerris, compétents et dévoués pour la cause de leur pays. Oui, la chose publique est à gérer pour l’intérêt général, pour le bien de tous et de chacun et chacune des habitants du Congo. Le vrai et seul défi c’est celui-là !

Si nous pouvions nous permettre d’évaluer le parcours de 63 ans d’indépendance, quel serait notre bilan national à travers les différents gestionnaires, surtout à partir de la 2ème République de Mobutu et de la 3ème République jusqu’à nos jours ? Sans être trop sévère, reconnaissons que le bilan général est accablant, car, il n’a pas permis aux Congolais de se forger un bel avenir. Aujourd’hui, notre jeunesse universitaire en perd un lourd tribut de désolation ! Même avec des diplômes en main, la plupart sont au chômage. Le taux chômage est à tel niveau que la paupérisation fait rage et impose sa loi chez tous ! Le Congo n’est plus au travail. Il y a de l’informel, mais cela ne va pas propulser le Congo selon ses ambitions. Il est temps donc d’interpeller la classe politique congolaise. Après 63 ans, on ne devrait plus jamais entendre que les Congolais ont faim, qu’ils meurent de faim, que le taux de mortalité infantile a pris l’ascenseur ! C’est une honte pour notre nation !

Voilà pourquoi  force est de déclarer haut et fort qu’il faut exorciser  tous les acteurs et animateurs de la classe politique congolaise de certains démons qui les rongent et les ruinent, rendant leur action politique médiocre parce qu’entachée d’égoïsme ! Tous ces démons de tribalisme, de népotisme, d’associations d’amis obscurantistes, etc ne pourront jamais produire des bons fruits. On ne peut en récolter que division, corruption, séparatisme, sectarisme, mépris, arrogance, prédation, gabegie, etc. Un pays ne peut se développer si on l’enferme dans des ghettos égoïstes de dimension familiale et tribale !

Nous allons terminer en exhortant Madame Candide Okeke de l’Apareco. Sans rancune, mais en toute vérité, nous aimerions lui demander de mettre de l’ordre sur le triste visage que présente l’Apareco, orpheline de son père fondateur. Qu’ils se réconcilient pour retrouver l’Apareco originelle ! Personne n’oubliera que la République démocratique du Congo nous appartient à tous et que nous appartenons tous à ce beau et vaste  Congo  de nos ancêtres communs. Nous sommes frères et sœurs d’un même père, et d’une même mère patrie. C’est donc ensemble qu’il nous faudrait défendre notre destin commun pour la gloire de nos aïeux.

Soyons dignes d’être de ce Congo tant envié par notre monde. Nous ne le savons malheureusement que trop peu !

Professeur BAMBA DI LELO, Docteur en Sciences politiques de l’UCL
Analyste des Questions politiques du Congo, E.mail : [email protected]

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